
(Paris, 4 août 2008)
Alexandre Soljenitsyne a été l’une des plus grandes consciences de la Russie du XXè siècle. Né un an après la révolution russe, il a, pendant les très longues années de la terreur soviétique, incarné la « dissidence ».
Refusant de quitter son pays pour mieux dénoncer les agissements du pouvoir, il fait paraître au péril de sa vie « le pavillon des cancéreux » puis « l’archipel du goulag », qui sont autant d’actes de résistance à l’oppression. C’est Alexandre Soljenitsyne qui ouvre les yeux du monde sur la réalité du système soviétique, en conférant à son expérience une portée universelle.
Son intransigeance, son idéal et sa vie longue et mouvementée, font d’Alexandre Soljenitsyne une figure romanesque, héritière de Dostoïevski. Il appartient au panthéon de la littérature mondiale. Je rends hommage à sa mémoire.
(Paris, 4 août 2008)
« J’ai appris avec une vive émotion la disparition de M. Alexandre Soljenitsyne et présente mes plus sincères condoléances à sa famille et à ses proches.
J’avais eu le privilège de le rencontrer à plusieurs reprises. Pour moi et pour ma génération, la lecture d’ "Une journée d’Ivan Denissovitch" a été un véritable choc.
Alexandre Soljenitsyne a été l’incarnation de la dissidence en URSS. Il a été l’âme et le visage de la lutte contre le totalitarisme soviétique et son système concentrationnaire.
Pour tous ceux qui, en France et ailleurs, ont fait des Droits de l’Homme une exigence indépassable, l’œuvre d’Alexandre Soljenitsyne a valeur de modèle. Pour le ministre des Affaires étrangères et européennes que je suis, elle continue d’être une raison d’espérer.
Sa mort prive la Russie et le monde d’un homme courageux qui incarnait, à bien des égards, la conscience de l’humanité face au totalitarisme. »
(Paris, 4 août 2008)
« J’apprends à l’instant la mort d’Alexandre Soljenitsyne, cet immense écrivain dont la voix et la conscience ont illuminé en le dénonçant l’univers concentrationnaire soviétique.
Cet écrivain de la liberté, au souffle prophétique, dont les cycles romanesques ont charrié le rêve inflexible de l’homme contre les pouvoirs totalitaires qui oppressent, aura su incarner l’âme russe et européenne et cet idéal humaniste qui est à la source de tout universalisme ».
